Ginny Dixon

Ginny Dixon est photojournaliste depuis plus de 3 décennies. Elle a fait le tour du monde pour illustrer d'importants moments de l'histoire et de la vie des gens. Elle s'est distinguée en tant que membre de deux équipes lauréates du prix Pulitzer du journal Los Angeles Times, en 1992 et 1994. Elle habite maintenant sur la côte est des États-Unis et contribue régulièrement au New York Times, The Sun Sentinel et beaucoup d'autres journaux et publications.

Ginny utilise Zenfolio pour mettre son portfolio en valeur et pour présenter des images à ses clients dans des galeries privées. Elle apprécie beaucoup le fait de pouvoir mettre à jour la mise en page et le contenu elle-même et n'a plus besoin de concepteur de site web.

Quelle est votre région natale ? Où vivez-vous maintenant ?

Je suis née à Ft. Pierce, en Floride, j'ai fait mes études universitaires en Californie, où j'ai vécu pendant 15 ans et maintenant j'habite à Hollywood, en Floride.

Quel genre de photographie pratiquez-vous le plus souvent ? Quel genre de photographie vous passionne le plus ?

Je réalise beaucoup de portraits ces jours-ci mais ma passion est pour la photographie documentaire et le photojournalisme. J'aime beaucoup raconter des histoires visuelles et je suis fascinée par des gens ordinaires qui font des choses extraordinaires.

Depuis quand êtes-vous photographe ? Racontez-nous votre parcours.

Je crée des images depuis longtemps, depuis mon enfance. Je le fais professionnellement depuis environ 30 ans. Cela vous paraîtra cucu, mais une nuit j'ai fait un rêve où j'étais en haut d'une montagne et prenais beaucoup de clichés de toutes les vues magnifiques. C'était tellement réel que le lendemain je me suis inscrite à l'école.

Qu'est-ce que Zenfolio a apporté à votre entreprise ?

Il me facilite la vie, ce qui me donne plus de temps pour prendre des photos. Je peux changer ou mettre à jour toutes les images moi-même. Je peux montrer mon travail de n'importe où et aussi créer des galeries privées pour mes clients. C'est un ensemble tout-un-un. Avant, je passais beaucoup de temps à faire changer mon site par un concepteur de sites web et je payais cher pour le service de référencement. Je n'ai plus besoin de le faire.

Racontez-nous votre processus de travail. Quel logiciel de retouche utilisez-vous ?

Comme j'ai assisté au début du numérique, j'utilise encore un logiciel qui s'appelle Photo Mechanic — c'était ce qu'on utilisait avant qu'Adobe sorte Bridge et Lightroom. Maintenant j'utilise aussi Capture One — c'est un logiciel incroyable pour le moyen format et le 35mm et je découvre encore toutes ses fonctionnalités.

Avez-vous un appareil préféré ? Canon, Nikon ou autre chose ?

J'ai commencé avec Nikon et je lui suis fidèle pour mes appareils photo reflex mono-objectif et numérique. J'utilise aussi beaucoup de leurs lentilles, donc financièrement, un changement n'aurait pas de sens. Cela coûterait cher de changer maintenant et j'aime toujours les produits Nikon. Je pense que leurs objectifs sont les meilleurs. Je crois, néanmoins, qu'un bon photographe peut créer une image avec n'importe quel appareil. Ce n'est pas l'appareil qui compte, bien que les gens disent dès qu'ils voient une belle image, "Waouh, c'est une photo magnifique, quel appareil photo utilisez-vous ?" Cela me fait toujours rire, un peu comme si l'on disait, C'était un excellent repas, quel four utilisez-vous ?” Je possède un Canon G12 que j'aime beaucoup quand je ne veux pas me trimballer tout le matériel. C'est un excellent petit appareil que je peux amener n'importe où.

Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans le métier de photographe professionnel ?

J'ai toujours eu la chance de pouvoir gagner ma vie en tant que photographe et je pense qu'en tant que photojournaliste on peut photographier un peu de tout : des événements sportifs professionnels ou universitaires, des célébrités, des faits divers ou des catastrophes ou de la nourriture... tout ce qu'on peut imaginer. Cela rend la vie intéressante. On a un aperçu de la vie des gens et on se rend compte qu'il y a des gens très intéressants qui font des choses incroyables et si on n'était pas photojournaliste, on ne verrait et ne connaîtrait certainement rien de tout cela. On peut s'instruire sur une multitude de sujets tous les jours. Pendant une heure ou deux, on peut être expert sur quelques sujets, et après des années et des décennies de cela, on se rend compte qu'on a appris énormément de choses simplement en allant au travail.

Avez-vous fait des études de photographie ou êtes-vous autodidacte ?

J'ai un diplôme B.S. (Bachelor of Science) en Journalisme, spécialisant dans le Photojournalisme, de l'Université d'État de Californie à Long Beach. J'ai eu la chance d'avoir quelques mentors formidables au fil de mon parcours. Rick Corrales et Mark Boster en étaient (les deux étaient photographes pour le LA Times). J'ai probablement appris plus d'eux qu'à l'école. Mon ami Alan Duignan a fait preuve d'énormément de patience en m'enseignant l'impression en chambre noire. J'éprouve toujours une profonde gratitude à leur égard.

Quels conseils donneriez-vous à un photographe débutant ?

Eh bien, je pense qu'il faut être fort car la photographie change tellement vite et c'est très compétitif. Il faut se rendre compte que le début sera certainement difficile mais la plupart des photographes que je connais sont tenaces. Je dirais, photographiez beaucoup, car lorsque vous débutez, vous n'êtes pas encore au point et vous comblerez vos lacunes. Ne vous découragez pas, acceptez les critiques - commencez tôt et faites-le souvent. Faites quelques photos pour le client et quelques unes pour vous (couvrez-vous mais ensuite faites les photos à votre gré - souvent les clients préféreront). Soyez honnête avec les gens mais gentil aussi, soyez facile à vivre et laissez votre ego au vestiaire. Soyez intègre, soyez à l'heure, et bien sûr, ne renoncez jamais. Acceptez vos échecs ; on apprend le plus rapidement en apprenant ce qu'il ne faut pas faire.

Quelle a été votre première œuvre publiée ?

Quelque chose dans le journal de mon université, The Daily 49er. Nous avions une rubrique qui s'appelait Faces (Les Visages) où nous faisions le tour du campus avec un journaliste et interviewions des étudiants. C'était essentiellement une photo d'identité.

Qu'est-ce qui (ou qui est-ce qui) vous inspire ?

Je suis surtout inspirée par la force d'âme des êtres humains. Je l'ai beaucoup vue dans ma carrière, l'humanité et sa persévérance. Il y en a eu beaucoup d'exemples au cours de mon existence : les émeutes après le procès de Rodney King, le tremblement de terre de Northridge (Los Angeles, en Californie), les attentats du 11 septembre 2001, l'ouragan Katrina, le séisme à Haiti, l'ouragan Sandy et maintenant la tuerie à l'école élémentaire de Sandy Hook (Newtown, Connecticut), pour en citer quelques exemples. J'ai personnellement photographié beaucoup de catastrophes d'origine naturelle et humaine et leurs conséquences. Je suis toujours inspirée par l'esprit de l'homme et son refus de baisser les bras, sa capacité de s'unir pour la plus grande cause, pour reconstruire, se regrouper, se réorganiser et continuer à avancer. Les gens sont incroyables dans la plupart des cas. Qui ? Il y en a eu beaucoup. J'aime particulièrement Irving Penn, et en tant que journaliste, j'en ai beaucoup à admirer, des grands tels que Cartier-Bresson, James Nachtway, et parmi les plus récents, je pense que Carolyn Cole est extraordinaire. Je suis aussi une grande fan de Joe Pugliese. Il y a un jeune couple dont le travail j'admire beaucoup : Carolyn Drake et Andre Gonzalez — des styles complètement différents mais des narratifs visuels éblouissants. Beaucoup de mes élèves m'inspirent aussi.

Y a-t-il un secret que vous aimeriez partager avec nous ?

Je ne pense pas que ce soit un secret : restez en contact avec les gens. Ils changent de travail, déménagent... Au moins 50% (probablement beaucoup plus) de votre succès en tant que photographe dépend de la création et l'entretien de relations. Les gens vous embauchent parce qu'ils aiment votre travail mais aussi parce qu'ils aiment travailler avec vous. Les rapports sont la clé du royaume.

Quel a été votre premier appareil photo ?

Un Brownie. Je l'ai toujours.

Dites-nous quelque chose sur vous que l'on ne devinerait jamais.

Au tout début quand je suis arrivée à Los Angeles, j'habitais au deuxième étage de la morgue de mon oncle et pendant quelque temps, je travaillais pour lui en allant chercher les cadavres avec un ami ou un de mes cousins. Celui qui était disponible pour venir avec moi. Cela m'incitait à terminer mes études.

Comment vous équipez-vous lors de chaque séance photo ? Y a-t-il un gadget dont vous ne pouvez pas vous passer ?

Des outils multifonctions Leatherman, un petit marchepied, un réflecteur et des piles et cartes supplémentaires.

En tant que photographe de première classe, avez-vous des paroles de sagesse sur votre métier ?

Simplement d'être reconnaissant et toujours aider les autres à réussir — c'est la meilleure façon de garantir votre propre succès.

Ginny Dixon

Photographe Documentaire et Photojournaliste, Hollywood, Floride